Affaire de la DGSE à Créteil : Noms des Agents et Détails de l'Enquête
Une tentative d'homicide impliquant des agents du centre parachutiste de Saran met en lumière les zones d'ombre des opérations clandestines.
En juillet 2020, une affaire de tentative d'homicide a secoué la France, impliquant des agents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Deux hommes, affectés au centre parachutiste d’entraînement spécialisé de Saran, ont été arrêtés à Créteil dans des circonstances suspectes. Ils étaient en possession d'armes et se trouvaient à bord d'un véhicule volé. Les soupçons ont rapidement porté sur un projet d'assassinat mené en dehors de leurs fonctions officielles, entraînant des poursuites judiciaires pour plusieurs chefs d'accusation graves.
Points Clés de l'Affaire
- Arrestation et Chefs d'Accusation : Deux agents de la DGSE, basés au centre parachutiste de Saran, ont été interpellés à Créteil en juillet 2020. Ils ont été mis en examen pour tentative d’homicide volontaire en bande organisée, recel en bande organisée de vol, transport, acquisition, détention d’armes de catégorie B, et association de malfaiteurs.
- Contexte Non-Officiel : Les actions des agents auraient été menées en dehors du cadre strict de leurs missions au sein de la DGSE, soulevant des questions sur la nature de leur objectif et les motivations derrière cette tentative d'assassinat.
- Implication d'Autres Suspects : L'enquête a révélé l'implication de plusieurs autres individus, incluant des personnes issues du monde de la sécurité privée et potentiellement d'autres membres des services de renseignement, complexifiant davantage l'affaire.
Identité des Agents de la DGSE Impliqués
Les deux agents de la DGSE initialement arrêtés à Créteil, âgés de 25 et 28 ans au moment des faits, ont été identifiés par les sources comme étant Pierre B. et Carl E. Ils étaient tous deux caporaux et affectés à la surveillance de la base de Cercottes, dans le Loiret, qui abrite le centre parachutiste d'entraînement spécialisé (CPES) dépendant du service Action de la DGSE.
Il est important de noter que si ces agents étaient affectés à une installation du service Action, certaines sources précisent qu'ils n'auraient jamais été déployés sur le terrain en tant qu'agents opérationnels de la DGSE. Cela suggère une possible utilisation de leurs compétences acquises au sein de l'organisation pour des motifs personnels ou commandités extérieurement.
Le Centre Parachutiste d'Entraînement Spécialisé de Saran
Le centre de Saran est une installation clé pour le service Action de la DGSE, responsable de la formation des agents aux techniques parachutistes, essentielles pour certaines opérations clandestines. L'implication d'agents issus de ce centre dans une affaire criminelle privée a soulevé des inquiétudes quant au contrôle et à l'encadrement du personnel au sein des services de renseignement français.
Au total, neuf personnes sont poursuivies dans cette affaire. Outre les deux agents initialement interpellés, un troisième militaire affecté au CPES de Saran a été mis en examen. L'enquête a également conduit à l'arrestation et à la mise en examen d'autres individus, y compris un coach en entreprise soupçonné d'être le commanditaire de l'assassinat et des personnes issues du secteur de la sécurité privée. Certains de ces nouveaux suspects se seraient rencontrés au sein d'une loge maçonnique.
Illustration générique de bureaux de la DGSE.
Circonstances de l'Arrestation et Motivation Présumée
Les deux agents ont été arrêtés le 24 juillet 2020 à Créteil après qu'un riverain a signalé le comportement suspect de deux hommes dans une voiture volée. Lors de leur interpellation, ils étaient en possession d'armes à feu, renforçant les soupçons d'un projet criminel imminent.
Selon les avocats de la plaignante, une coach en entreprise, l'affaire semble être une tentative "crapuleuse" visant à éliminer une concurrente. La cible aurait cherché à créer un syndicat professionnel du coaching pour réguler et professionnaliser le secteur, une démarche qui aurait pu menacer les intérêts financiers du commanditaire présumé, un coach en entreprise.
La Version des Agents
Initialement, les agents auraient affirmé aux enquêteurs qu'ils pensaient agir dans le cadre d'une mission pour le service Action de la DGSE. Cependant, les éléments de l'enquête ont rapidement mis à mal cette explication, suggérant que leurs actions n'étaient pas sanctionnées par leur hiérarchie et relevaient d'une initiative personnelle ou commanditée par des tiers. Les avocats de la plaignante ont d'ailleurs réagi en indiquant que les nouveaux développements de l'enquête "mettent à néant les ridicules explications données par les mis en examen selon lesquelles ils agissaient pour l'Etat et la DGSE".
Vue des locaux de la DGSE à Paris.
Conséquences et Implications
Cette affaire a mis en évidence les risques potentiels d'activités illégales menées par des membres des services de renseignement en dehors de leurs missions officielles. Elle a également soulevé des questions sur la supervision et le contrôle exercés sur les agents, particulièrement ceux ayant accès à des formations et des compétences potentiellement dangereuses.
L'enquête judiciaire en cours vise à déterminer l'étendue exacte de l'implication de chaque suspect, le rôle du commanditaire présumé, et les liens entre les différents protagonistes, y compris ceux issus des services de sécurité privés et des milieux professionnels.
Comparaison avec d'Autres Affaires Impliquant des Agents de Renseignement
Ce n'est pas la première fois que des agents de services de renseignement sont impliqués dans des affaires criminelles non liées à leurs fonctions officielles. Par le passé, des agents de la DGSE ont été impliqués dans d'autres affaires, comme celle des agents arrêtés en Nouvelle-Zélande suite à l'attentat contre le Rainbow Warrior, ou encore l'enquête sur un projet d'assassinat d'un opposant congolais en 2018. Ces incidents soulignent la complexité de gérer et de contrôler les activités d'individus formés à des opérations secrètes.
Voici un tableau récapitulatif des principaux suspects mis en examen dans l'affaire de la tentative d'homicide à Créteil :
| Nom (Initiales) | Âge (en 2020) | Affiliation | Rôle Présumé |
|---|---|---|---|
| Pierre B. | 28 | DGSE (CPES Saran) | Auteur présumé de la tentative d'homicide |
| Carl E. | 25 | DGSE (CPES Saran) | Auteur présumé de la tentative d'homicide |
| Troisième agent DGSE | 26 | DGSE (CPES Saran) | Complicité présumée |
| Coach en entreprise | ~60 | Monde du coaching | Commanditaire présumé |
| Autres suspects | Divers | Sécurité privée, etc. | Complicité présumée, recel, etc. |
FAQ sur l'Affaire
Qui étaient les deux agents de la DGSE arrêtés à Créteil ?
Les deux agents étaient identifiés comme Pierre B. et Carl E. Au moment de leur arrestation en juillet 2020, ils étaient âgés de 28 et 25 ans respectivement. Ils étaient affectés au centre parachutiste d'entraînement spécialisé (CPES) de Saran, qui dépend de la DGSE.
Quelle était leur affiliation précise au sein de la DGSE ?
Ils étaient caporaux et affectés à la surveillance de la base de Cercottes, où se trouve le CPES de Saran. Bien qu'appartenant à une installation du service Action, certaines sources indiquent qu'ils n'avaient pas d'expérience opérationnelle sur le terrain en tant qu'agents de la DGSE.
Pourquoi ont-ils été arrêtés ?
Ils ont été arrêtés à Créteil en juillet 2020 alors qu'ils étaient en possession d'armes et dans un véhicule volé. Les enquêteurs les soupçonnaient de préparer un assassinat, action menée en dehors de leurs fonctions officielles à la DGSE.
Quels chefs d'accusation ont été retenus contre eux ?
Ils ont été mis en examen pour tentative d’homicide volontaire en bande organisée, recel en bande organisée de vol, transport, acquisition, détention d’armes de catégorie B en réunion, et association de malfaiteurs en vue de la commission de ces crimes et délits.
Combien de personnes au total sont impliquées dans cette affaire ?
Au total, neuf personnes sont poursuivies dans cette affaire. Cela inclut les deux agents initialement arrêtés, un troisième agent de la DGSE, un coach en entreprise soupçonné d'être le commanditaire, et d'autres individus liés au monde de la sécurité privée.
Quelle est la motivation présumée derrière cette tentative d'assassinat ?
La motivation présumée serait liée au monde du coaching en entreprise. La cible, une concurrente, aurait cherché à créer un syndicat professionnel, ce qui aurait pu impacter financièrement le commanditaire présumé, un autre coach en entreprise.
Références
Last updated April 23, 2025